C'est le dernier en activité en Auvergne, alors que cette région a été l'une des toutes premières à produire du papier et ce dès le début du XIVe siècle. A l'apogée de l'industrie papetière il y avait entre 150 et 200 moulins sur le territoire, qui pouvaient produire environ 3 tonnes de papier par jour.
A l'époque, un moulin à papier fabriquait du papier à partir de tissus, avant que les techniques se tournent vers l'utilisation de la cellulose du bois en raison d'une forte demande de papier ayant entraîné une pénurie de chiffons. Le moulin Richard de Bas est le seul localement à avoir survécu à cette innovation technologique. L'activité des autres moulins a décliné car les ruisseaux des vallées ambertoises n'étaient pas en capacité de produire toute l'énergie mécanique, puis électrique, nécessaire au fonctionnement des machines indispensables à l'extraction de la cellulose.
La méthode de fabrication utilisée à l'époque est toujours la même aujourd'hui .
Le tissu est d'abord coupé en petits morceaux puis mis à tremper dans "le pourrissoir".
Ensuite il est haché et transformé en bouillie dans "les piles" grâce à d'énormes maillets équipés de lames en acier, actionnés par un arbre à cames mis en mouvement par une énorme roue qui tourne grâce à l'eau d'une petite rivière : le Lagat.
Pour produire une feuille, "l'ouvreur" plonge dans la cuve une forme rectangulaire constituée d'un tamis de fils de laiton fixés à un cadre rectangulaire.

Puis, l'ouvreur retire sa forme de la cuve et lui imprime une oscillation créant la feuille ...
Les feutres et feuilles, forment une pile pressée à l'aide d'une imposante presse en bois de façon à évacuer 80 % de l’eau des feuilles.
Les feuilles sont ensuite suspendues, une à une, sur des cordes dans un étendoir aménagé au dernier étage de la bâtisse.
En façade du moulin, des ouvertures ventilent naturellement l'étendoir favorisant ainsi un séchage en douceur des feuilles.
•¤•¤•¤•¤•¤•
•¤•¤•¤•¤•¤•
•¤•¤•¤•¤•¤•
•¤•¤•¤•¤•¤•
Bien que cet article soit un peu long, je rajoute deux photos prises à Ambert. La première est celle d'une rue aux façades colorées.
La deuxième, prise au marché, est un étalage de fromages d'Auvergne, dont la fameuse fourme d'Ambert.
•¤•¤•¤•¤•¤•
J'aurais voulu aussi visiter le musée de l'école qui se trouve apparemment tout près du moulin Richard de Bas. Ça n'était pas possible pour cette fois mais si vous cliquez sur le lien vous verrez que ça donne envie de le visiter.
"Blottie au fond d'une ravissante vallée,
Tournait la roue d'un moulin à papier.
Le long du torrent le gamin gambadait,
D'être un jour maître papetier, il rêvait."
Issu du livre "l'apprenti papetier" Albert Pignol




























